A PROPOS

QU’EST-CE QUE LE MOUVEMENT DU 9 FÉVRIER ?

 

C’est un mouvement de résistance constitutionnelle, appelons-le ainsi. C’est un mouvement pour défendre la démocratie directe et la souveraineté du peuple suisse.

Ce mouvement est né de la violation de notre Constitution par le parlement helvétique en décembre 2016. Après le refus des parlementaires et du Conseil fédéral d’appliquer les dispositions contitutionnelles votées par le peuple suisse le 9 février 2014.

Beaucoup de citoyens ont été choqués par ce qui s’est passé. Un parlement et un gouvernement qui font ce qu’ils veulent au mépris de la volonté du peuple, une presse et une radio-télévision aux ordres qui a passé sous silence cet acte de forfaiture.

Certains d’entre nous n’ont guère été surpris, dénonçant un coup d’Etat rampant et silencieux en cours depuis plusieurs années, que le vote de décembre venait confirmer comme un acte ultime en refusant d’appliquer les dispositions constitutionnelles votées par le peuple le 9 février.

La déception chez d’autres a été immense, se rendant compte que quelque chose avait changé en Suisse, que la confiance du peuple dans ses représentants était désormais détruite.

L’appareil politique et médiatique a ici conduit des actes qui relèvent de la dictature.

Dans le peuple et sur les réseaux sociaux la colère s’est faite grandissante, colère elle-aussi passée sous silence comme si rien ne s’était passé. Beaucoup se sont alors demandé que faire ?

 

Plusieurs constats ont alors été posés.

Le premier est que nous sommes désormais face à un appareil politique qui a franchi la ligne rouge et se croit maintenant tout permis. Soutenu par des médias qui sont à son service.

Le second constat est que lorsque le Conseil fédéral et le parlement violent notre Constitution et refusent d’appliquer la volonté du peuple alors le peuple n’a aucun moyen de s’y opposer. Notre système politique était basé sur la confiance, elle n’a plus cours aujourd’hui. Le serment de respecter la Constitution que font tous les élus lorsqu’ils entrent en fonction n’a plus aucune valeur pour eux.

Le troisième constat c’est qu’alors que nous n’avons jamais disposé d’autant de moyens et de facilités pour communiquer grâce à internet, c’est précisément à ce moment que notre démocratie directe nous est enlevée et confisquée. Il ressort qu’exprimer nos opinions sur les réseaux sociaux ne sert qu’à transformer notre énergie en impuissance et que désormais le temps est venu d’agir.

 

Agir, là est bien la question. Mais que faire ?

Le problème est que l’appareil et les partis politiques en place bénéficient de moyens considérables, ils ont en main l’argent public et à disposition rien moins qu’une radio-télévision d’Etat, soutenus ensuite par de puissants lobbies économiques et la presse qu’ils financent. Certains pourraient croire – comme le croient justement ces politiques qui se conduisent comme dans une dictature – que nous ne pouvons rien faire pour les contrer. Ce n’est pas tout à fait la réalité.

 

Nous allons nous servir du Droit.

Le mouvement du 9 février est un mouvement légaliste, qui respectera le Droit – contrairement à ces parlementaires qui l’ont violé en toute impunité – mais un mouvement qui va alors se servir du Droit jusque dans ses derniers retranchements.

Le Droit est ni un système figé ni un système fermé. Le Droit c’est l’art de ce qui est Juste et nul doute que de ce point de vue le Juste est du côté du peuple et non du leur. Alors nous allons ouvrir de nouveaux pans dans notre système juridique et ramener petit à petit chaque once de notre souveraineté qui nous a été enlevée.

Ces gens qui ont violé notre Constitution en nous méprisant doivent savoir qu’ils n’auront plus jamais aucun répit ni aucune tranquillité juridique, nous allons les pousser jusque dans leurs derniers retranchements. Nous allons désormais vérifier le Droit jusque dans ses dernières extrémités et utiliser tous les moyens que nous pourrons mettre à notre disposition pour les contrer.

 

Nous avons déjà commencé.

Le 14 mars 2017 trois plaintes pénales ont été déposées auprès du Ministère public de la Confédération. Elles visent le Conseil fédéral et les parlementaires qui ont refusé d’appliquer le vote du 9 février.

Nous allons désormais nous opposer à l’entrée en fonction de tout personnel politique qui aurait violé la Constitution et se représenterait à d’autres postes politiques.

En Suisse avant d’entrer en fonction un élu doit prêter le serment qu’il respectera tant la Constitution fédérale que les constitutions cantonales.

On ne peut pas participer à un Coup d’Etat en décembre et jurer quelques mois après devant le peuple que l’on respectera ces Constitutions. Cela n’est pas possible.

Un recours a ainsi également été déposé contre la politicienne Cesla Amarelle pour son élection au Conseil d’Etat vaudois.

Le mouvement du 9 février est un mouvement informel. Il ne vous demande rien, il vous proposera des projets auquel vous vous rallierez ou non, auquel vous apportez votre soutien ou non. Vous voulez agir, nous vous proposerons des moyens. Vous voulez être plus actif contactez-nous.

Il y a cependant une chose dont vous devez vous rappeler. Le but d’une Constitution est d’être un rempart contre l’abus du pouvoir, contre le droit du plus fort.

Cette Constitution vient de vous être enlevée en décembre 2016.

Mvt9.